LA ZOOTHERAPIE


 

        L'enthousiasme actuel pour la zoothérapie trouve principalement son origine aux États Unis dans les travaux de Boris Levinson. À la fin des années 50, ce psychologue américain fut le premier à décrire le rôle de catalyseur social que peut jouer l'animal. Selon lui, les animaux sont particulièrement utiles pour les personnes qui sont à des stades plus vulnérables de la vie (maladie, perte d'autonomie).

 

        Par exemple, chez une personne âgée, l'animal peut servir de soutien émotionnel dans la vie alors que le monde externe est en transition. (Deuil de membres de la famille ou d'amis, perte des responsabilités économiques, changement des rôles sociaux).  Levinson a été l'un des premiers à intégrer l'animal dans des séances de thérapie et à se servir de celui-ci comme outil thérapeutique complémentaire. Par la suite, l'usage s'est répandu et on a vu progressivement entrer les animaux dans les centres d'hébergement, les centres de réadaptation et les autres établissements de santé.

Une alliance fructueuse


        Les animaux revêtent une grande importance dans la vie de beaucoup de personnes.  Les études s'accordent pour dire que, toutes espèces confondues, plus de 50% des gens, possèdent un animal à la maison. Pour beaucoup, l'animal de compagnie occupe un statut particulier. En effet, la majorité des personnes propriétaires d'un animal considèrent ce dernier comme un membre de la famille.

         Pourquoi la présence d'un animal est-elle si importante pour tant de gens ? On croit que la relation homme/animal correspond adéquatement aux besoins psychosociaux de la personne en ce sens qu'elle rejoint de nombreux aspects de la vie humaine.

L'ordre et le contrôle sur sa vie, « s'occuper de l'animal » Les rapports interpersonnels «compagnonnage» La connaissance et la compréhension de l'environnement « les cycles de la vie » Le rôle social « être le maître de l'animal » et l'activité physique, jeux, promenades. Cet effet positif de la présence animale a souvent pour conséquence de contribuer à l'augmentation de <l'estime de soi.>, et l’estime de soi est une composante importante  de "l’image de soi"… qui est souvent altérée dans une maladie mentale.

        Il faut cependant spécifier que l'attrait envers les animaux varie d'une personne à l'autre. La façon dont un individu peut potentiellement bénéficier de la présence d'un animal est fonction de la perception ou de l'attachement qu'il en a.

        Les effets positifs de la possession des animaux seraient plus facilement perceptibles lorsque la personne vit une période de stress. Ainsi, l'attachement à un animal familier serait relié de façon positive à la santé des personnes âgées lorsque celles-ci ne bénéficient pas d'un réseau social adéquat.

        Des personnes vivant un deuil et n'ayant pas de confident présenteraient moins de signes de dépression quand elles possèdent un animal familier et qu’elles y sont attachées. Des études mentionnent que l'animal peut procurer un soutien lors de périodes de fortes inquiétudes. Ainsi, on observe un nombre significativement moins élevé de visites chez le médecin par les personnes âgées qui possèdent un chien. Enfin, le compagnonnage des animaux peut aider à réduire la dépendance aux médicaments.  

 

Définir la zoothérapie

Pour fin d'intervention à travers le lien humain/animal, on retrouve deux secteurs spécifiques qui sont :

a/ La thérapie assistée par l'animal (TAA)

b/ Les activités assistées par l'animal (AAA)


AAA : Activités ou Animations permettant d'améliorer la qualité de vie en augmentant la motivation et la participation aux loisirs éducatifs et récréatifs.  Elles se font dans des milieux variés. Dans ce cas l’animal, vous encourage à être actif soit par des activités sportives en sa compagnie, comme avec le chien (marche, jogging, vélo, cani-cross, agility, chien de traîneau, ski de fond) ou bien par des ballades accompagnées avec des ânes, ou avec des chevaux.

 

 L’activité assistée par l’animal, appelée aussi zoo animation, c’est aussi rester actif en s’occupant de son quotidien. C'est-à-dire le sortir régulièrement, l’entretenir, le nourrir, le soigner, dialoguer.. Ces activités permettent aux personnes de se reprendre en main, de retrouver une motivation et le goût à la vie. Les animaux impliqués dans ces activités rencontrent des normes de comportement et d’éducation.


TAA : Utilisée comme auxiliaire aux thérapies conventionnelles, elle devient une technique d'intervention faisant appel à l'animal en lui faisant jouer le rôle d'intermédiaire entre le zoothérapeute et la personne dans le besoin.

 

Son champ d'action est des plus vastes. On l'utilise auprès des personnes âgées,  auprès des personnes handicapées physiques ou mentales,  auprès des personnes malades mentales, auprès des jeunes défavorisés,  pour la délinquance juvénile, pour les détenus adultes en milieu carcéral ainsi que pour les jeunes en institution fermée, auprès des personnes esseulées, auprès des enfants en milieu hospitalier, les enfants en échec scolaire, des personnes souffrant de troubles psychologiques, etc.

 Les animaux impliqués dans toutes ces activités rencontrent des normes préétablies de santé, de comportement et d’éducation.


Source : Institut Français de Zoothérapie

 

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